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Dépistage du cancer du sein

Le dépistage du cancer du sein, on en entend souvent parler… mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ?
Entre idées reçues, inquiétudes et informations parfois contradictoires, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Pourtant, le dépistage du cancer du sein joue un rôle essentiel : plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées.(1)
À quel âge se faire dépister ? Quels sont les examens concernés ? Cette page vous propose un éclairage clair et accessible sur le dépistage du cancer du sein à chaque âge.

Décryptage du dépistage

Le dépistage est une démarche accessible et efficace à tout âge. Il permet de repérer la maladie tôt, parfois avant même l’apparition des symptômes. Le dépistage est donc une chance car il permet généralement de détecter le cancer à un stade localisé, lorsque les chances de guérison atteignent 90 %(2). D’où l’importance de rester attentive et de consulter régulièrement(3).

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, avec plus de 61 000 nouveaux cas chaque année en France. Il peut survenir à tout âge de la vie, avant 40 ans, entre 40 et 50 ans, entre 50 et 74 ans, et même après 74 ans. Et une part importante des diagnostics concerne les femmes de plus de 74 ans, souvent moins bien suivies ou informées. À elles seules, les femmes de plus de 69 ans représentent près de 28 % des cas diagnostiqués(1).

Le dépistage du cancer du sein en fonction de l’âge

Le dépistage à chaque âge

Le dépistage organisé et gratuit du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans ayant un risque dit « moyen », c’est-à-dire sans antécédents personnels ou familiaux augmentant leur risque de développer un cancer du sein. En dehors de cette tranche d’âge, un suivi personnalisé peut être recommandé avant 50 ans ou après 74 ans en cas de facteurs de risque identifiés(2,3) :

L’intérêt majeur du dépistage est de pouvoir détecter la maladie à un stade précoce, souvent avant même l’apparition des symptômes. Cela permet, dans la majorité des cas, d’envisager un traitement à visée curative. Les traitements sont également moins lourds, moins invasifs et mieux tolérés, ce qui améliore nettement la qualité de vie des patientes.

Le dépistage organisé du cancer du sein

Le programme national de dépistage du cancer du sein s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptômes ni facteurs de risque identifiés. Elles sont invitées tous les deux ans à effectuer une mammographie, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, avec double lecture systématique(4). Chaque année, 2,6 millions de femmes participent au dépistage organisé(5) mais le taux de participation reste insuffisant : seulement 46,3 % des femmes ciblées ont participé au dépistage organisé du cancer du sein sur la période 2023-2024(6).

Le parcours du dépistage

✅ SI LE DÉPISTAGE
N’A PAS IDENTIFIÉ D’ANOMALIES :

C’est une bonne nouvelle !
Continuez à prendre soin de votre santé régulièrement. Le dépistage du cancer du sein s’inscrit dans une démarche régulière : continuez à suivre les recommandations selon votre âge (examen clinique annuel à partir de 25 ans, mammographie tous les 2 ans de 50 à 74 ans)(4).

⚠️ SI LE DÉPISTAGE
A IDENTIFIÉ UNE ANOMALIE(7) :

Ne vous inquiétez pas si une anomalie est détectée ou si vous pensez en avoir repéré une. Cela ne signifie pas forcément un cancer. Dans la majorité des cas, il s’agit d’anomalies bénignes, comme une masse non cancéreuse ou un kyste.

Cependant, il est essentiel de lever le doute. Consultez rapidement votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme. Des examens complémentaires (échographie, biopsie…) seront réalisés pour poser un diagnostic précis.

Et si une anomalie s’avère être un cancer, l’avoir détectée tôt grâce au dépistage permet généralement, lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, de bénéficier d’une prise en charge rapide, souvent moins lourde, avec des traitements à visée curative et un meilleur pronostic. Plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées.

Apprendre le bon geste : l’autopalpation

Entre deux examens, l’autopalpation peut vous aider à rester attentive à votre corps. Elle consiste à s’observer et à palper régulièrement ses seins pour repérer tout changement inhabituel : apparition d’une boule, modification de la forme ou de la texture, écoulement, douleur persistante… Ce geste ne remplace pas un examen médical ni une mammographie, mais il permet de mieux connaître ses seins et de consulter plus rapidement en cas de doute. Si vous remarquez une anomalie, parlez-en sans attendre à un professionnel de santé(4).

Et vous ? Où en êtes-vous ?

Répondez à ces 3 questions :

AVEZ-VOUS 25 ANS OU PLUS ?

AVEZ-VOUS DES ANTÉCÉDENTS FAMILIAUX OU PERSONNELS DE CANCER DU SEIN ?

VOTRE DERNIÈRE MAMMOGRAPHIE OU CONSULTATION REMONTE-T-ELLE À PLUS DE DEUX ANS ?

Si vous avez répondu oui à l’une de ces questions, il est peut-être temps de faire le point avec votre médecin.